Uchambuzi
What two years on air eventually teach you.
Long-form pieces written from what the programme surfaces each week: infrastructure, security, language — and what work is becoming.
Dataset
The African digital sovereignty observatory
Neither thesis nor commentary: a register. Who is building what, where, at what stage, and on what source. Updated, exportable as JSON and CSV, reusable with attribution.
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matokeo 12s
La sortie de seize heures
Un directeur financier m’a dit qu’il allait chercher sa fille à l’école pour la première fois depuis six ans, et qu’il le devait à une machine. J’ai trouvé l’histoire belle. Puis j’ai regardé qui, dans son service, avait disparu pour que cette heure existe. Sept épisodes.
Le chiffre est la partie la moins intéressante
Quarante minutes à l’antenne sur Africa Pulse, à démonter le dernier rapport continental d’INTERPOL : l’IA est derrière 55 % de la cybercriminalité déclarée en Afrique, et les pertes ont doublé en deux ans. Les chiffres voyagent bien. Ce qu’ils ne disent pas, c’est la vitesse.
On n’a pas piraté son compte. On a inventé la personne.
Un comédien se présente au casting avec tout : la photo, les références, l’agence qui le représente, même d’anciens tournages qu’on retrouve en ligne. Le directeur coche les cases, signe le contrat. Le comédien n’a jamais existé. C’est exactement ce que font certains escrocs aujourd’hui pour ouvrir un compte, obtenir un crédit, décrocher un emploi.
Pourquoi les écosystèmes peu concurrentiels découragent l’innovation
On explique l’atonie entrepreneuriale par la peur, la défiance, la culture. Mais une variable qui rend compte de tout ne prédit rien. La peur n’est pas un trait de caractère : c’est un prix.
Le bateau de Thésée et la tradition
On m’a dit un jour que le wax n’était pas africain. C’est exact, à la lettre — et pourtant personne ne peut sérieusement soutenir qu’un pagne n’est pas africain aujourd’hui.
Le coût invisible de la fragmentation
Quatre pays africains ont capté 72 % des 4,1 milliards de dollars levés par les startups du continent en 2025. L’explication qui vient immédiatement tient en une monnaie. Elle ne survit pas à l’examen des faits.
L’Afrique parle deux mille langues. Son numérique en parle cinq.
On a longtemps mesuré la fracture numérique africaine en taux de couverture et en prix du gigaoctet. La prochaine se mesurera en langues.
La liste qui rétrécit
J’ai publié un texte qui se contredisait lui-même : j’y proposais d’évaluer ce que la machine ne sait pas faire, et j’y rapportais l’objection qui le démonte. Sept parties pour payer cette dette.
Ce qui se dit dans la cabine
Dans une négociation bilingue, l’interprète est la seule personne de la salle qui comprend tout. C’est aussi la seule dont personne ne vérifie l’identité.
Le data center national ne suffit pas
Chaque annonce d’un centre de données souverain est saluée comme une victoire. La souveraineté numérique ne se mesure pourtant pas en mètres carrés de salle blanche.

Umuzi — La semaine des langues
Sept jours, sept essais sur les langues africaines comme patrimoine vivant. Umuzi suit cinq axes — vitalité, rayonnement, influence et carrefour, patrimoine écrit, présence moderne — et refuse le regard folklorisant ou le verdict unique.

Africa Tech — La souveraineté en sept fronts
Sept jours, sept essais sur la souveraineté technologique africaine : câbles sous-marins, connectivité satellite, monnaie numérique, travail de plateforme et régulation. Aucun front ne se résout seul.
Education — cybersecurity and data science. Certifications available on request.