Ce que je construis
Lobaka
L’infrastructure linguistique des événements internationaux en Afrique.
Le déclic
Alger, un sommet continental. Trois langues de travail à la tribune, une délégation d’Afrique centrale dans la salle, et en régie un interprète recruté la veille par messagerie. Les documents de préparation — projets d’accord, chiffres non publiés — avaient circulé par courriel vers une adresse personnelle. Personne n’avait vérifié qui il était.
Le traiteur avait été contrôlé. Le prestataire audiovisuel avait signé un cahier des charges. L’interprète, qui allait tout entendre, n’avait rien signé du tout.
Le problème
Le continent accueille un nombre croissant de sommets, de forums d’investissement et de négociations sectorielles. Tous sont multilingues par construction. Pourtant le recrutement des interprètes se fait par bouche-à-oreille, la coordination par tableur, et la transmission des documents sensibles par messagerie grand public.
Ce n’est pas un problème de compétence : les interprètes de conférence sont rigoureux et leur déontologie est ancienne. C’est un problème d’outillage. Un système qui repose uniquement sur l’éthique individuelle ne produit aucune garantie vérifiable.
L’angle
Lobaka traite l’interprétation comme ce qu’elle est : un maillon de la chaîne de traitement de l’information sensible. Vérification d’identité et de références des intervenants. Documents de préparation distribués dans un espace chiffré, à accès nominatif, avec expiration et journalisation. Traçabilité complète de qui a consulté quoi et quand.
Rien de tout cela ne relève de la recherche. Tout relève de l’organisation. C’est précisément ce qui rend l’absence actuelle difficile à justifier.
Où en est le produit
Au stade du prototype. Je le dis sans détour : un fondateur qui annonce un prototype inspire plus confiance qu’un fondateur vague. Le nom vient du lingala, où lobaka signifie parler.